Pot au feu

Pot au feu aux 2 viandes à la cocotte

Le « pot au feu » … c’est délicat de dire exactement une recette précise car il existe de très (trop ?) nombreuses variantes. Je présente donc ici la recette de famille (et donc de Provence) de cette recette facile et pas cher !

En plus c’est économique, car bien souvent vous avez des restes pour faire un autre repas ( ne serait ce qu’en rajoutant de la mayonnaise et en mélangeant le tout pour faire une salade…ou pourquoi pas en sauce piquante? ).

Le pot-au-feu est un plat mijoté traditionnel qui réchauffe les cœurs et les estomacs depuis des générations. S’il existe autant de recettes que de familles, la version provençale se distingue par sa simplicité et ses saveurs authentiques.

La base du pot-au-feu provençal est simple : de la viande de bœuf, des légumes et des herbes aromatiques. Mais c’est dans les détails que la magie opère. La viande est généralement choisie avec soin, et les légumes proviennent des marchés locaux, gorgés de soleil et de saveurs. Un bouquet garni généreux et quelques épices viennent parfaire le tableau.

Ingrédients Pot au feu aux 2 viandes :

  • Un morceau de boeuf (chez nous on prend de la « gallinette » mais il parait que gallinette est une appellation marseillaise). Comme on ne trouve plus cette appellation (et même on ne trouve plus d’appellation du tout) prenez une rouelle de jarret de bœuf avec l’os.
  • Un becquet d’agneau ou de « broutard« , appelé « souris »: c’est la pointe du gigot: quand il a été raccourci, le morceau qu’on a enlevé, c’est le becquet!
  • un os à moelle.
  • un bel oignon
  • 2 clous de girofle
  • 2 gousses d’ail
  • une feuille de laurier
  • une tomate
  • 2 carottes par personne
  • navets et une branche de céleri selon le gout (ce que ma mère ne met pas)
  • un 1/2 poireau par personne
  • une pomme de terre moyenne par personne (plus selon l’appétit et les goûts)

Valeurs nutritionnelles

Le pot-au-feu est un plat relativement équilibré malgré son image de cuisine généreuse. Une portion complète (viande, légumes et bouillon, sans excès de matières grasses) apporte en moyenne 550 à 700 kcal, avec 40 à 50 g de protéines, selon les morceaux de viande utilisés et la quantité de pommes de terre servie.

Il constitue une excellente source de protéines de haute qualité, de collagène naturellement présent dans les morceaux à mijoter, de vitamines du groupe B, de fer, de zinc et de potassium. Les nombreux légumes apportent quant à eux fibres, vitamines et minéraux. En retirant le gras figé du bouillon après refroidissement, on obtient un plat plus léger tout en conservant une grande partie de ses qualités nutritionnelles.

Préparation pour un pot au feu (facile à la cocotte)

  • Faire bouillir de l’eau salée, mettre le bœuf quand ça bout.
  • Il faut compter 1h30 de cuisson à la cocotte-minute.
  • Laisser bouillir un moment et écumer.
  • Ajouter un bel oignon piqué de 2 clous de girofle, 2 gousses d’ail, une feuille de laurier.
  • Ajouter tomate, carottes, poireaux, (+ navets, céleri selon le goût).
  • Personnellement je ne mets qu’un seul poireau + le vert de tous les poireaux liés ensemble pour le bouillon, ceux pour manger (les blancs), je les lie en botte et je ne les fais cuire qu’un quart d’heure avant la fin de la cuisson.
  • Fermer la cocotte minute et compter une heure à partir de la rotation de la soupape.
  • 30 minutes avant la fin de la cuisson soit une heure après le début de la cuisson à la cocotte-minute, éteindre le feu, lâcher la vapeur ouvrir la cocotte et mettre le becquet de mouton.
  • refermer, rallumer le feu et compter un quart d’heure de cuisson.
  • Rouvrir la cocotte et ajouter enfin les blancs de poireaux liés ensembles, compter à nouveau un quart d’heure de cuisson.
  • Prélever du bouillon pour faire cuire avec des pâtes vermicelles ou étoiles ou « petits plombs » ou « lettres ».
  • Cuire séparément des pommes de terre à l’eau salée (ou avec du bouillon prélevé) pendant 20 minutes.
  • Disposer les légumes et la viande sur un plat et servir avec moutarde, huile d’olive, sel, cornichons.. selon le goût.
  • On peut se resservir du bouillon le lendemain en le gardant au réfrigérateur. Le gras monte à la surface, cela permet de dégraisser le bouillon mais ça lui enlève beaucoup de gout (et de calories …)
  • On peut aussi congeler le bouillon pour s’en resservir dans d’autres préparations et éviter le fameux cube…

Voici la recette de pot-au-feu provençal que je tiens de ma grand-mère. C’est une recette simple et authentique qui a toujours le succès escompté.

Que faire avec les restes ?

Le pot-au-feu est probablement l’un des plats les plus économiques grâce à ses nombreuses possibilités de recyclage :

  • salade de viande froide avec mayonnaise ou vinaigrette ;
  • hachis Parmentier ;
  • boulettes de viande maison ;
  • potage de légumes au bouillon ;
  • cuisson du riz ou des pâtes dans le bouillon ;
  • congélation du bouillon en portions.

Le petit secret de famille

Les anciens disaient souvent que le meilleur pot-au-feu est celui que l’on prépare sans se presser. Une cuisson douce, des ingrédients simples mais de qualité et un repos après cuisson font toute la différence. C’est également un plat idéal à préparer la veille d’un repas de famille : les saveurs auront le temps de se mélanger et le résultat sera encore plus savoureux.

Le saviez-vous ?

Contrairement à une idée reçue, le pot-au-feu n’était pas à l’origine un plat réservé aux grandes occasions. Pendant des siècles, il constituait le repas principal de nombreuses familles françaises, la marmite restant parfois plusieurs jours sur le feu. Chaque jour, on y ajoutait un peu de viande, quelques légumes ou de nouvelles herbes, créant un bouillon toujours plus riche. Cette cuisine de récupération est aujourd’hui considérée comme l’une des premières formes de cuisine durable.

Histoire du pot-au-feu

Le pot-au-feu est souvent considéré comme le plat familial français par excellence. Ses origines remontent au Moyen Âge, époque où l’on laissait mijoter pendant plusieurs heures une marmite suspendue au-dessus de l’âtre. Chaque foyer y ajoutait les morceaux de viande disponibles ainsi que les légumes de saison. Au fil des siècles, cette cuisson lente est devenue un véritable symbole de la cuisine paysanne : économique, nourrissante et anti-gaspillage. Chaque région a ensuite développé sa propre version en fonction des produits locaux, donnant naissance à une multitude de recettes familiales.

La tradition veut que le repas se déroule en plusieurs services : d’abord un bouillon servi avec des vermicelles ou des petites pâtes, puis la viande accompagnée des légumes et de condiments comme la moutarde, les cornichons ou une bonne huile d’olive. C’est aussi un plat de transmission familiale, chaque grand-mère possédant « sa » recette et ses petits secrets de cuisson.

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